Les déchets pétroliers
L’Amoco Cadiz (1978), l’Erika (1999) ou encore le Prestige (2002) sont des noms tristement célèbres pour les pollutions aux hydrocarbures qu’ils ont causé à notre littoral.
Si ces événements sont spectaculaires, ce sont les déballastages sauvages en mer, du fait de leur récurrence, qui causent le plus de dégâts à nos côtes !
Bien que biodégradables (le pétrole est une ressource naturelle), les déchets pétroliers peuvent mettre 1 à 2 ans pour disparaître à l’air libre et plus de 10 ans en milieu humide…
Les déchets pétroliers s’enfouissent dans les cordons littoraux ou sous le sable et suintent lors des journées ensoleillées ! Selon la consistance des hydrocarbures, ils forment des boulettes et des galettes ou bien badigeonnent l’estran rocheux.
Avec les additifs ajoutés au pétrole, qui se révèlent toxiques pour les organismes vivants, le déversement d’hydrocarbures dans le milieu naturel induit des effets néfastes pour :
- les poissons, coquillages, crustacés, algues : le mazoutage entraîne au mieux une impropreté à la consommation, au pire la mort des organismes.
- l’avifaune : le mazoutage excessif du plumage et l’intoxication conduisent dans 90% des cas à la mort des oiseaux.
